Pourquoi appelle t-on une sage-femme une sage-femme ? Femme, fort bien, mais pourquoi sage ? Pour en avoir déjà rencontré, elles ne m’ont pas paru plus sage que n’importe qui d’autre.
Pour répondre à cette question, tournons-nous vers le sage parmi les sages, Socrate. Le philosophe pratiquait avec ses élèves la maïeutique, l’art de poser des questions directement à l’élève pour le faire réfléchir, le guider et le faire « accoucher » de la réponse. Pour avoir moi-même pratiqué cette technique avec mes élèves, je peux vous dire que ça marche pas trop mal. Maïeutique vient de Maïa, l’aînée des Pléiades dont j’avais promis de vous reparler. Elle est la déesse protectrice des accouchements, et on l’invoquait afin de s’assurer que tout se déroule bien.
Le terme sage de sage-femme viendrait donc de cette pratique philosophique et pédagogique (ou plutôt didactique), dont le nom vient de la déesse en charge des accouchements. On connait certes l’origine de ce terme, mais il semble que nul ne saurait expliquer le cheminement, les choix étymologiques qui nous amènent aujourd’hui à appeler les sages-femmes des sages-femmes.


En cette période de fin d’été, j’aimerais vous parler très rapidement d’une grande amie des étudiants, à savoir, la vodka. Produite le plus souvent par distillation de la pomme de terre, elle est usuellement titrée à 40%. Ce qui signifie que dans 1L de vodka, il y a 400 ml d’éthanol. Pour toute information complémentaire sur la vodka, sa production, son achat, son import en contrebande, et tant qu’on y est, le trafic de panda albinos, vous pouvez chercher par ici.*
Attention, c’est là que l’article devient intéressant.
Le reste, c’est quoi alors ? On a dit 1L, et on se retrouve avec 600 ml de non-alcool. Donc pourquoi a-t-on une bouteille d’1L, et pas de 400 ml ? Ce qui reste, c’est tout bêtement de l’eau et du sucre. En théorie, on pourrait, en faisant évaporer l’eau, aller jusqu’à 100% d’alcool. Sauf qu’à partir d’un certain moment, l’alcool capte l’humidité de l’air, et le titrage retombe sous la barre des 95% (à peu prés). La vodka reste un exemple simple, mais le principe est le même pour tous les alcools.
Tout cela pour vous dire, que vous ne mentirez pas à votre maman si vous lui dîtes que vous avez bu du jus de fruit, alors que vous avez pris une vodka pomme. Et ça ne change pas, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé.


Les premières plaques d’immatriculation sont apparus en France début 1900 dans la ville de Lyon, plus précisément au parc de la Tête d’Or (très grand parc du 6° arrondissement) où les passants, agacés par la poussière soulevée par les véhicules de passage cherchèrent un système pour identifier ces véhicules.
Bugatti
Une plaque minéralogique temporaire était aposée sur la voiture à l’entrée du parc et était enlevée lorsque le véhicule quittait le parc.
En été 1900, cette mesure est étendue à la circulation dans la ville de Lyon suite à l’augmentation exponentielle du nombre d’accidents. Une plaque est assignée à chaque conducteur résidant à Lyon et une plaque temporaire est distribuée à tous les touristes.
Cette mesure impopulaire sera pourtant étendue à l’ensemble du territoire français l’année d’après par un décret qui impose l’apposition d’une plaque d’identification à l’avant et à l’arrière de chaque véhicule, visible de jour comme de nuit.


Première photoLa première photographie noir et blanc a été prise et développée par Joseph Nicéphore Niépce en 1826.
Cette photographie représente une silhouette de femme se tenant à coté d’une aile de sa propriété en Saône et Loire (voir image ci-contre). Le développement de cette photographie a été fait sur une plaque d’étain de 20×16.5 cm à l’aide de bitume de Judée (mélange d’hydrocarbures).
Pour prendre cette photo, il a fallu un temps de pause de plusieurs heures, d’où l’éclairage étrange de la photo (plusieurs murs opposés sont éclairés).
La première photographie couleur quant a été présentée au même moment par Charles Cros et Louis Ducos du Hauron à l’académie des Sciences de Paris en 1869 puis le procédé a été amélioré début 1900 par les frères Louis et Auguste Lumière.


Connaissez-vous le Laki ?
Le Laki, à ne pas confondre avec le lassi, qui est comme chacun sait une boisson indienne à base de yaourt (et je vous recommande les lassis à la rose) est un volcan islandais relativement proche géographiquement de celui qui fait parler de lui en ce moment, l’Eyjafjöll.
Saviez-vous qu’en 1783, une terrible éruption du Laki dura plus de  6 mois ? Que les conséquences directes et indirectes  de cet évènement exceptionnel causèrent la mort de près de 80% des moutons, 50 % des bovins, et partant, de 20% de la population islandaise ?
Mais cette catastrophe naturelle n’eut pas que des effets en Islande : portées par un anticyclone persistant, les cendres de l’éruption se répandirent sur une bonne partie de l’Europe (inondations, chute des températures, grêles et autres joyeusetés).
Bien avant que la nouvelle ne parvienne sur le continent, le nuage y fit sentir ses effets : le dioxyde sulfurique présent dans la brume attaquait le système respiratoire des plus faibles. En Angleterre, la surmortalité est 30 % supérieure à la moyenne.
Les deux-tiers nord-est de la France furent également recouverts par cette cendre, ce qui eut des conséquences dramatiques pour les paysans qui souffraient déjà, entre autres, de récoltes irrégulières, et notamment durant l’été 1788 ; des récits de l’époque parlent ainsi de grêlons de 5 kg et d’oiseaux gelés en plein vol ! La famine qui s’en suivit explique selon certains (par exemple) le mécontentement général de la population l’année suivante, et donc, la Révolution.  Je trouve personnellement le raccourci un peu rapide, pas vous ?


Des chercheurs d’une université d’Allemagne ont constaté qu’à deux jours un nouveau-né pleure déjà selon les intonations de sa langue maternelle. Après avoir enregistré les cris de 30 bébés français et de 30 bébés allemands, ils en ont analysé la fréquence, le profil mélodique et le ton. En général les petits Français pleurent du grave à l’aigu et les petits Allemands, de l’aigu au grave. Dans les deux cas, ils reproduisent des profils mélodiques caractéristiques de la langue de leurs parents. On pense donc que le développement du langage commence avant la naissance et que les premiers cris d’un bébé relèvent déjà du langage.
On pourrait dire que je suis une preuve vivante de « la chose ». J’ai, paraît-il, un léger accent alsacien bien que née et vivant en Lorraine… probablement un héritage de ma mère dont le sien était à couper au couteau.


C’est le navigateur Jacques Cartier qui donna son nom à ce vaste territoire. En 1534 il fut le premier européen à explorer la terre qui deviendrait le Canada. Il part de Saint-Malo avec deux navires. Portés par des vents favorables, les vaisseaux ne mettent que 20 jours (au lieu de 50 jours) pour accoster à Gaspé. Immédiatement, il prend possession de la terre au nom du roi de France d’alors, François 1er (ben voyons). Là (Gaspé), il rencontre des Iroquoiens du Saint-Laurent venus pour la pêche. Mais ces Iroquoiens (à ne pas confondre avec les Iroquois, peuple indien, qui peuple à l’époque  le nord du futur état de New York) sont en vérité bien loin de chez eux. Ils se racontent un peu à Cartier et lui font part notamment de leur Kannata, un groupe de cabanes, leur village en somme. Ayant mal compris, Cartier emploie alors le terme Canada pour désigner les terres qui se situent autour de la ville de Québec actuelle. Et il nomme Canadiens les Iroquoiens du Saint-Laurent. Quelques années plus tard, le mot Canada est utilisé dans les livres et sur les cartes pour décrire la zone explorée par les français en Amérique du Nord.
On peut  noter que Cartier a aussi baptisé la ville de Montréal, Mons realis, soit Mont royal en latin.